Nous acceptons de plus en plus la technologie dans nos vies comme moyen d’enrichir l’expérience du quotidien. Les produits et systèmes intelligents sont omniprésents, s’insèrent dans notre vie quotidienne, et ont par conséquent le pouvoir de transformer notre société. L’adoption de ces systèmes dans nos environnements invite à explorer davantage comment nous interagissons avec notre environnement.
Cette recherche s’appuie sur la phénoménologie de la perception et la psychologie écologique, considérant la perception comme active. La perception est le résultat du couplage dynamique entre l’action d’une personne en relation avec son environnement et les apports sensoriels que cet environnement fournit. En d’autres termes, nous devons agir pour percevoir et nous concentrons nos sens en direction des stimuli : par exemple, tourner notre corps pour voir ce qui est derrière nous, afin de percevoir.
La recherche se concentre sur la manière dont l’interaction avec des artefacts interactifs peut ajouter une valeur intrinsèque à l’espace vécu comme espace transitoire. Quatre thèmes sont introduits pour investiguer notre expérience de l’espace comme espace transitoire : le rituel, l’espace, la lumière et l’artisanat. Ils servent de colonne vertébrale au projet et l’on pourrait dire que le rituel est le moyen par lequel la technologie (la lumière) permet à la valeur (le sens du lieu) d’émerger dans l’interaction avec des artefacts (artisanalement) fabriqués. Dans ce projet, j’investigue si une installation lumineuse interactive peut déclencher notre sens du lieu et d’appartenance dans les espaces.
Tout au long de ce projet, je suis une approche de « recherche par le design ». C’est une approche où des produits sont conçus pour explorer les implications de la théorie en contexte. L’idée des qualités perceptives dans les installations lumineuses interactives est explorée, et je questionne si un artefact interactif contribue à l’expérience de la transition et permet un plus grand sentiment d’implication dans l’espace. Le projet est divisé en trois cas :
- Dans le premier cas (Homelab), différents comportements lumineux et interactions dans une situation domestique sont explorés.
- Simultanément, nous investiguons la relation avec un artefact interactif en contexte. Dans le deuxième cas de design (Videolab), l’influence d’un objet supplémentaire sur l’espace vécu comme espace transitoire est explorée. Dans le troisième cas de design (Mirror), les connaissances de design pertinentes acquises sont unifiées et exprimées dans un objet lumineux interactif conclusif.
- Avec ce projet, je vise à comprendre comment l’interaction avec des artefacts interactifs peut ajouter une valeur intrinsèque à l’espace vécu comme espace transitoire.
- Nadine Amersvoort -